Et si ton épuisement avait une histoire ?
Et si ton épuisement n’était pas un manque de force… mais un système devenu trop petit pour toi ?
40 % de la charge mentale découle de l’incertitude et de l’absence de clarté, pas de la quantité réelle de travail. (L’American Psychological Association, 2018.)
L’épuisement discret des femmes brillantes
Tu connais cette lassitude qui ne ressemble ni à un burn-out, ni à un simple “trop plein” ?
Celle qui s’installe doucement, comme une tension de fond.
Tu continues d’avancer — parce que c’est ce que tu fais, toujours.
Mais tu sens que quelque chose coince :
Ce n’est pas ton énergie qui flanche.
C’est ton axe qui glisse, lentement.
Ton système intérieur qui cherche un point d’appui plus solide.
Ton ambition qui demande autre chose que “tenir”.
Et c’est précisément là que l’histoire d’une femme du XIXᵉ siècle peut t’éclairer.
Pas comme une fable.
Comme un miroir stratégique étonnamment moderne.
Quand une femme met de l’ordre dans le chaos d’un empire viticole
Le matin se lève sur la vallée du Douro.
La lumière frappe les terrasses de schiste, et l’air sent la pierre chaude, le raisin et la poussière sèche.
Dans cette région inscrite dans la tradition viticole portugaise depuis des siècles, une jeune femme marche lentement entre les vignes.
Elle s’appelle Antónia Adelaide Ferreira.
Nous sommes au XIXᵉ siècle, dans une industrie dominée par les hommes.
Et pourtant, son destin est intimement lié à ces collines.
Antónia a grandi dans ce monde : une famille profondément ancrée dans la culture du vin de Porto, propriétaire de domaines et engagée dans la maison Ferreira.
Elle connaît les gestes, les cycles, les enjeux.
Et surtout : elle sent la responsabilité, lourde mais encore supportable.
Le basculement
Puis tout se fissure.
Son mari meurt.
Elle se retrouve à la tête d’une partie importante des affaires familiales — jeune, femme, et à une époque où cela suffit à susciter des doutes chez beaucoup.
Puis la crise frappe :
l’oïdium, puis la phylloxéra, maladies ravageuses qui détruisent des vignobles entiers partout en Europe.
Dans le Douro, c’est la panique.
Les récoltes chutent, les familles s’inquiètent, les maisons de vin perdent leurs repères.
Antónia se tient au milieu de ce chaos, avec une responsabilité immense :
des domaines à sauver, des travailleurs à protéger, une région qui vacille.
La pression est réelle.
La peur aussi.
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Quand rien ne suffit
Elle consulte.
Elle teste.
Elle investit dans des traitements, dans la reconstruction de parcelles.
Elle rachète certains vignobles menacés pour éviter leur perte.
Elle cherche, elle apprend, elle agit.
Et pourtant, rien ne semble suffire.
Chaque tentative ressemble à une stratégie improvisée dans l’urgence.
La frustration grandit.
La solitude aussi.
Le moment où elle comprend
Une chose finit par se révéler à elle :
le problème n’est pas sa force, ni sa capacité de travail.
Le problème, c’est que la structure qui l’entoure n’est plus viable.
Ce n’est pas elle qui doit se dépasser.
C’est le système qui doit évoluer.
Elle commence alors à penser autrement :
– clarifier ce qui doit être sauvé en priorité
– structurer différemment ses domaines
– créer des collaborations solides
– investir dans les familles qui dépendent de son travail
– soutenir l’innovation plutôt que la survie
Ce moment marque le tournant de sa vie et de la région.
Les moments de doutes
Évidemment, ce repositionnement ne plaît pas à tout le monde.
Dans une industrie hiérarchisée, codifiée, masculine, son ambition stratégique dérange.
Son entourage s’interroge :
pourquoi changer ? pourquoi prendre des risques ? pourquoi décider autrement que “comme ça a toujours été fait” ?
Et Antónia doute aussi — les lettres, témoignages et archives de l’époque montrent une femme résolue mais pas inébranlable.
Elle avance malgré la peur.
Elle décide sans avoir toutes les certitudes.
La transformation
Peu à peu, son approche porte ses fruits.
Elle restructure.
Elle consolide.
Elle stabilise.
Elle soutient des familles entières de vignerons.
Elle réinvestit dans la région du Douro à une échelle rare à l’époque.
Résultat ?
– La maison Ferreira sort renforcée des crises.
– La région reprend souffle.
– Son rôle est reconnu dans tout le Portugal.
– Elle devient une figure emblématique du vin de Porto, respectée pour sa vision autant que pour son courage.
Son héritage est tel que son nom est aujourd’hui associé à la résilience du Douro.
En changeant la structure externe, elle stabilise sa structure interne.
Elle n’est plus celle qui “porte tout”.
Elle devient celle qui fait tenir un système plus grand qu’elle.
Cette réorganisation lui offre un pouvoir calme, enraciné, durable.
Et son influence s’étend bien au-delà de ses domaines :
économie locale, familles de viticulteurs, modernisation des pratiques, perpétuation d’une tradition devenue emblématique.
Ce qu’elle laisse derrière elle n’est pas un modèle de sacrifice.
C’est un modèle de stratégie incarnée.
La vérité cognitive derrière la fatigue stratégique
Pourquoi cette histoire te touche autant ?
Parce qu’elle met en lumière les vrais facteurs de l’épuisement stratégique :
1. Le manque de clarté génère plus de fatigue que le travail lui-même. APA, 2018
2. L’incertitude active le système de vigilance du cerveau, ce qui consomme énormément d’énergie. Nature Neuroscience, 2016
3. Les structures invisibles (rôles implicites, responsabilités tacites, attentes non dites) surchargent plus que les tâches visibles. McKee, Harvard Business Review, 2020
4. La confiance renaît lorsqu’un cadre externe devient fiable. Daniel Kahneman, Noise, 2021
Autrement dit :
Ce n’est pas toi qui es “fatiguée”.
C’est ton système actuel qui ne correspond plus à ton niveau de lucidité et d’ambition.
Comme Antónia, tu n’as pas besoin d’être plus forte.
Tu as besoin d’être mieux portée.
La boussole d’Antónia pour retrouver ton axe
1. Dépose ce que tu portes sans l’avoir choisi
Liste :
– ce qui s’est ajouté dans ton quotidien sans validation
– ce que tu assumes seule alors que ce n’est pas nécessaire
– les rôles implicites que tu joues encore
2. Clarifie ton axe
Demande-toi :
– Qu’est-ce qui est essentiel maintenant ?
– Qu’est-ce qui n’est plus vrai ?
– Où est-ce que je me trahis par automatisme ?
3. Ouvre le champ des possibles (minimum 4 options par blocage)
Ton cerveau montre 2 options parce qu’il est en mode survie.
Sors-le de la boucle.
4. Transforme le chaos en structure vivante
Sélectionne 3 zones :
communication, projets, offres, temps, décisions.
Pour chacune :
→ qu’est-ce qui grippe ?
→ qu’est-ce qui manque ?
→ de quoi j’ai réellement besoin ?
5. Active ton levier de puissance
Identifie :
– ce qui est naturel pour toi
– ce que tu minimises
– ce qui pourrait être central dans ta posture
Ta puissance commence là où ta clarté revient.
Si tu veux retrouver ton souffle, commence par retrouver ton axe.
Tout le reste se réorganise autour.
Une expérience. Un lieu. Et l’empreinte d’Antónia.
Je prépare quelque chose.
Un projet pour les femmes brillantes qui sentent que leur structure intérieure arrive en fin de course.
Un espace où l’on vient moins “se reposer” que se déposer.
Et disons que… l’histoire d’Antónia y joue un rôle.
Si tu veux être parmi les premières informées, laisse-moi un petit mot en commentaire.
(Juste un mot. Le reste arrive.)


